Reconversion professionnelle ? Pas pour moi!

Se lancer dans une démarche de reconversion professionnelle implique de devoir se renseigner sur ce que sera le nouveau métier, la nouvelle activité. Nouveauté? Pour autant que cette dernière soit connue, que les lignes qui dessinent les contours du nouveau « métier » ou de la nouvelle activité soient déjà connues aujourd’hui. Les métiers vont changer paraît-il. Au-delà du simple changement, la notion même de métier a-t-elle encore un avenir ? Et si l’avenir appartenait aux compétences, surtout celle de la débrouillardise ? Et si demain, il fallait savoir naviguer à vue, recommencer à zéro, avancer sans savoir, sans connaître, sans maîtriser. Et si demain, il fallait savoir s’appuyer sur d’autres compétences (robotiques, intelligences artificielles, humaines des autres collègues, clients, patrons, fournisseurs, employés, bref de l’intelligence collective) pour concevoir, produire ou servir et vendre ?

Les perfectionnistes, ayant besoin de plus de sécurité et de contrôle, au profil prioritairement bleu dans les tests psychométriques de personnalité d’Insight, vont-ils craindre plus que d’autres profils les prochaines dizaines d’années professionnelles à venir ?

De gros efforts pour sortir de sa zone de confort devront être entrepris si l’on souhaite garantir son employabilité. Employabilité garantie au travers d’un contrat de travail dans une entreprise selon un format de salariat, de travail temporaire, ou employabilité garantie au travers de sa propre prise de risques, comme indépendant, freelancer ou propriétaire de sa PME.

Vous pouvez commencer votre chemin de réflexion vers une reconversion par différents axes (bilan de compétences, bilan professionnel, analyse de marché du travail, mise à jour de compétence par de la formation continue, etc…), viendra le moment où vous serez confronté à vous-même; à vos peurs, à vos doutes, à vos drivers. La gestion de ces derniers éléments s’entraînent en coaching. Et c’est peut-être l’étape la plus difficile, car elle repose sur le travail de l’inconscient ou du volontairement ignoré/refoulé. Mais si la prise de conscience est suffisamment forte, cette étape sera de courte durée.

« Aucun combat n’est plus difficile que celui contre soi-même, car l’adversaire n’est pas à vaincre mais à maîtriser ». Alcyone

Si la peur de l’échec dans la reconversion professionnelle semble assez claire pour tous, la peur de la réussite semble plus étonnante. Et pourtant. Lorsqu’on se reconvertit, on croit que l’on doit prouver une certaine légitimité. Que l’on va nous attendre au virage. Un sentiment d’infériorité par rapport à nos futurs nouveaux pairs de travail. Mais si le succès était là, au virage ? Saurons-nous le porter fièrement ? Ou serons-nous sous l’influence du syndrome de l’imposteur ? Et si pour éviter ceci, on faisait échouer le projet finalement ? Un auto-saboteur prendrait-il le pouvoir dans notre inconscient ?

Une reconversion professionnelle s’accompagne, se vit, s’apprend. C’est un peu comme l’enfant qui grandit. Petit pas après petit pas, observation, tentative, échec, recommencement, récompense.

Pour grandir un enfant a besoin de connaissances (ceci est un bouton en plastique noir), de savoirs-faire (si je le tourne suffisamment fort à droite, il mettra en marche la cuisinière), de compétences (je sais faire bouillir de l’eau sans me brûler) et d’expérience (à feu vif, l’eau gicle et brûle), mais surtout de confiance (je suis capable de le faire, sans avoir peur de me faire mal). Pour se reconvertir, un adulte aura besoin des mêmes principes. La confiance en soi est une grande part de succès dans tout projet. Les experts en PNL (programmation neuro-linguistique) ou « coach à l’américaine » l’ont compris depuis longtemps.

La confiance en soi s’auto-alimente dans les succès, toute forme de succès et de la définition qu’on veut bien lui donner (non, je n’ai pas de Rolex M. Séguéla …). La confiance c’est cette boussole intérieure qui nous permet de garder le cap, même lors de tempête. Ca ancre, ça stabilise, et ça permet de ne pas perdre du temps et de l’énergie pour continuer à avancer. Mais alors comment se crée la confiance en soi? De ses propres expériences reconnues et ressenties comme étant positives, grâce aux encouragements bienveillants des personnes que l’on qualifiera comme étant référents (parents, maîtresse, grand-frère, ou plus tard maître d’apprentissage, coach sportif, mentor, parrain…). Les expériences dites négatives se transformeront en « apprentissage ».

« Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10.000 solutions qui ne fonctionnent pas ». Thomas Edison

Mais un jour, les référents disparaissent ou ne sont pas disponibles. A nous de nous auto-coacher de manière bienveillante pour garantir notre confiance en soi et continuer à avancer sur nos projets professionnels, mêmes ceux dont on ne connaît pas vraiment bien les contours. Mais aux vues des métiers qui changent, qui les connaît vraiment ? D’ailleurs la question n’est plus de les connaître, mais d’avoir la compétence d’oser s’y lancer.

« Trouve ton Ikigai professionnel »: A mi-chemin entre le bilan de compétences, le bilan professionnel et le jobcoaching, cet atelier pratique 100% online conçu comme un parcours d’auto-formation guidé vous plongera dans les réflexions nécessaires au chemin de la reconversion professionnelle. Plus d’informations: https://www.eventbrite.fr/e/billets-e-atelier-trouve-ton-ikigai-professionnel-107188134596

%d blogueurs aiment cette page :